Phebusa
21 Sep 2018

Titre : Les Roses de Hartland (My Mother’s Shadow).

Date de parution : Octobre 2018.

Auteure : Nikola Scott.

Editeur : Charleston.

Pages : 450

Addie pensait tout savoir de sa mère, Elizabeth, tout juste disparue. Mais le jour où une jeune femme surgit sur le pas de sa porte, prétendant être sa soeur, Addie vacille. Tout ce qu’elle a toujours cru n’était donc que mensonges ? Et que s’est-il passé, au cours de ce bel été de l’année 1958 qu’Elizabeth a passé avec la richissime famille Shaw dans leur manoir de Hartland, sur la côte sauvage du sud-ouest de l’Angleterre ?

Panda excellente lecture
Une excellente lecture

Tout d’abord, je remercie les éditions Charleston pour cette belle lecture qui promet de révéler les secrets d’une famille marquée par le deuil. Les premières pages s’ouvrent sur les années 1958 marquées par les Trente Glorieuses, durant lesquelles prend place sous nos yeux un amour d’été entre deux personnes dont on ne connait pas les noms.

Cette première approche, très poétique, conduit ensuite le lecteur à une alternance entre les souvenirs d’enfance d’Adele, qui avait une relation peu intime avec sa mère, Elizabeth, et le journal de cette dernière. Comme d’habitude, j’apprécie particulièrement ce mélange de passé et de présent qui se complètent pour comprendre l’ensemble de l’intrigue.

Alors que sa mère est décédée depuis peu, Adèle reçoit un coup de téléphone qui lui notifie une date importante, sa date de naissance, avant que la personne ne raccroche. Par la suite, une femme se présentant comme sa sœur vient la saluer et souhaite faire sa connaissance. Ce mystère perturbe particulièrement Adele, qui a toujours une sœur Venetia et un père malade. Le thème de la mort est d’ailleurs très présent en ce début de récit :

« La mort est une drôle de chose. Pas vraiment drôle, et même pas drôle du tout, mais étrange. Elle devrait s’annoncer par un vacarme, envoyer des messagers funestes aussi assourdissants que des mitraillettes. Au lieu de quoi elle rôde comme un voleur, elle attend qu’un pied s’avance sur la chaussée quand le feu est vert, ou qu’une seule cellule rebelle dans notre corps décide soudain de semer le chaos. La mort guette, ronge son frein avant de frapper, et quand elle porte son coup, rien n’est jamais plus pareil. »

J’ai également apprécié le récit d’Elizabeth, nourri de références intéressantes telles que son livre préféré Rebecca. Cette partie de l’intrigue est semblable à un rêve d’été car il fait venir le lecteur dans des vacances d’été idyllique au sein d’une grande maison et d’une famille riche. Mais quelle est la part sombre de ce rêve ? Que s’est-il passé durant ce séjour ?

De son côté, Adele enquête sur les secrets de sa mère et fait la rencontre d’autres personnes qui ont des choses à cacher, souvent car elles pensaient bien faire. Mais peut-on vraiment mentir par amour ? Est-ce une bonne raison de mentir ? Tout en essayant d’élucider ces mystères, Adele doit faire des choix dans sa carrière, souvent réprimée par sa mère qui était déçue de la voir devenir boulangère.

Enfin, c’est un roman qui est également instructif car l’auteure insiste sur l’histoire familiale du XXème siècle, avec la loi sur l’enfance en 1975 qui va permettre de mettre au clair les documents d’adoption. Elle attire également l’attention sur le fait qu’il n’y avait pas d’éducation sexuelle à cette époque.

En bref, j’ai adoré ce roman familial qui réunit trois femmes liées par le destin. Entre passé et présent, des relations s’y détruisent tandis que d’autres s’y construisent. Cet ensemble, nourri de secrets et de mystères, constitue une histoire très prenante !

Phebusa

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