Phebusa
24 Avr 2016

Titre : Hugo de la nuit.

Date de parution : 20 avril 2016.

Auteur : Bertrand Santini.

Editeur : Grasset.

Pages : 224.

Après Le Yark et Jonas, le requin mécanique, tous deux en cours d’adaptation au cinéma, Bertrand Santini livre chez Grasset-Jeunesse un nouveau roman qui allie humour et gravité, tendresse et impertinence. Il y explore la nature des rêves, à travers une intrigue aux ramifications subtiles. À l’instar du jeune héros du livre, le raisonnement du lecteur est chahuté jusqu’aux révélations finales, qui viennent bouleverser nos convictions les plus profondes.

Servi par des dialogues percutants et des scènes parfois burlesques, l’univers baroque d’Hugo de la Nuit nous entraine dans la plus étrange des aventures nocturnes, où Shakespeare ne craint pas d’être cité aux côtés de Scooby-doo !

Panda excellente lecture
Une excellente lecture

Tout d’abord, je remercie les éditions Grasset pour m’avoir proposé cette lecture qui correspond tout à fait à ce que j’aime : une histoire fantastique, se déroulant la nuit, où il est question de secrets et de fantômes… Et quelle bonne surprise j’ai eue en voyant une dédicace de l’auteur Bertrand Santini dans mon exemplaire de Hugo de la nuit ! D’ailleurs, j’attire votre attention sur la belle couverture parée de quelques dorures brillantes…

Dès le début de l’histoire, on apprend à connaître le jeune Hugo, âgé de 12 ans, qui va mourir la nuit de son anniversaire. Il est entouré de sa famille composée de deux parents célèbres et riches, un oncle, une cuisinière, un chien, etc. L’action se déroule au domaine de Monliard dans lequel un cimetière abandonné abrite une plante rare, réputée pour protéger la ville. Que se passerait-il si quelqu’un venait à la déterrer ? Dans quels buts ?

Si l’intrigue commence à partir de ce premier élément, elle va nous emmener beaucoup plus loin. Au fur et à mesure du récit, une ambiance sombre s’installe en même temps que la nuit : on y parle de noyades, de morts, de zombies, etc. Heureusement, ce roman reste destiné à des jeunes car ces sujets y sont traités avec humour et sans trop partir dans de l’horreur.

De plus, j’ai adoré les passages où se mêlent des jeux sur le langage. A un moment de l’histoire, sont proférées des insultes désuètes et savantes qui ne manquent pas de nous arracher un sourire. Par exemple, « nodocéphale » qui signifie « tête de nœud ». C’est donc un roman qui sait mélanger gravité et humour.

Enfin, je dois dire que j’ai été impressionnée par la complexité de l’intrigue. L’auteur s’amuse avec les éléments fantastiques et nous fait tourner en rond de sorte à ce que l’on ne sache plus distinguer le rêve de la réalité. Je n’ai pas pu lâcher ce livre jusqu’à en connaître tous ses secrets, d’autant plus que l’écriture est fluide et poétique.

En bref, j’ai adoré Hugo de la nuit qui sait jouer avec nos émotions et nous surprendre de page en page. Il propose des créatures fantastiques en tout genre (fantômes, zombies, …) et beaucoup d’humour et de poésie.

Phebusa

Bonus-Pheb

« L’oncle d’Hugo allait presser l’interrupteur de la lampe de chevet lorsque l’enfant le retint par la main.

– Attends… J’avais encore une question à te poser…

– Quoi donc ? sourit son oncle.

– Je me demandais… Tu penses qu’un mort, ça peut se déterrer tout seul ?

Son oncle écarquilla les yeux pour souligner l’absurdité de la question.

– « L’enfer est vide. Tous les démons sont parmi nous », dit-il dans un souffle.

– Qu’est-ce que ça veut dire ?

– C’est du Shakespeare et cela signifie que les vivants sont plus à craindre que les morts.

Hugo fronça les sourcils d’un air dubitatif.

– Et sur ce constat d’épouvante, conclut Oscar dans un large sourire, je te souhaite de beaux rêves !

D’un clic, il éteignit la lampe de chevet.

Hugo entendit ses pas s’éloigner dans le noir.

La porte se referma sans bruit.

Maintenant, la nuit pouvait commencer… »

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9 Commentaires

  1. tresormimi

    Cette présentation du roman m’intrigue. Je suis partagée entre envie de le découvrir et appréhension de me perdre dans cette univers qui semble si originale, qu’il en est presque burlesque.

  2. viou03

    Je le vois beaucoup en ce moment. C’est la première chronique que je lis. J’étais déjà très intriguée, je le suis encore plus maintenant . Je le note ♥

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