La définition des genres littéraires

La définition des genres littéraires est plus importante que le classement même de ses genres (en tant que genres ou sous-genres), puisque les avis divergent sur ce point. Cette liste n’est donc pas exhaustive et a pour premier but d’éclairer les lecteurs sur les termes qu’ils sont susceptibles de rencontrer.

 Merci de créditer et de me prévenir si vous copiez cette liste.

 

  • LE FANTASTIQUE.

 
C’est l’intrusion du surnaturel dans un contexte réaliste. Les personnages qui y sont confrontés ne trouvent pas cela « normal ». Le fantastique créé une hésitation venant du héros et du lecteur comme le dit Tzvetan Todorov dans Introduction à la littérature fantastique : « Le fantastique occupe le temps de l’incertitude ; dès qu’on choisit l’une ou l’autre réponse on quitte le fantastique. »

Au contraire, dans la fantasy ou dans le merveilleux, le surnaturel est accepté.

HP1

 La saga de J. K. Rowling est un genre hybride puisque lorsque l’action se déroule chez les Moldus, c’est du fantastique. Mais quand elle se passe à Poudlard – lieu où la magie est d’emblée acceptée – c’est de la fantasy.

  • LE MERVEILLEUX.

 
Apparenté directement au conte et au domaine de « l’irréel », l’histoire est acceptée comme étant surnaturelle. Il n’y a pas de doute contrairement au fantastique. Ainsi, personne ne s’étonne de l’existence de dragons ou de sorcières dans un conte de fées.

Cendrillon

 

  • LA FANTASY.

 
La fantasy est issue du fantastique et du merveilleux (on pourrait même dire que c’est l’équivalent moderne de ce dernier). Elle nous invite à explorer un monde supposé réel, qui doit être accepté sans autre explication. C’est un monde qui obéit à ses propres règles, donc ce n’est pas le monde réel (même si le monde surnaturel peut être calqué sur le monde réel).

 

–          La fantasy urbaine (urban Fantasy) : se distingue de la fantasy grâce à sa modernité (technologies et milieu urbain, bref le monde contemporain). Donc, les mondes surnaturel et réel coexistent.

 

HP1

 La saga de J. K. Rowling est un genre hybride puisque lorsque l’action se déroule chez les Moldus, c’est du fantastique. Mais quand elle se passe à Poudlard – lieu où la magie est d’emblée acceptée – c’est de la fantasy.

 

 

           *  La bit-lit, littéralement « littérature mordante ». Sous-genre de la fantasy urbaine.

C’est un anglicisme composé de bit pour to bite (« mordre » en français) et de lit pour literature (« littérature » en français). Il a été déposé par Bragelonne.

On y rencontre des créatures magiques telles que les vampires (mais pas seulement !), les lycanthropes mais aussi les sorcières, les fées, les démons, etc. Le personnage principal peut être une créature magique, mais il a aussi des préoccupations qui relèvent de la vie quotidienne (l’amour, l’amitié, les études, etc.). L’histoire évolue donc dans le monde contemporain (notamment car c’est un sous-genre de la fantasy urbaine comme dit auparavant).

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A noter qu’il est difficile de différencier la fantasy urbaine et son sous-genre qui est la bit-lit. Disons que si le héros s’accommode à la dimension surnaturelle et a des préoccupations surnaturelles, c’est de la fantasy urbaine. Tandis que si le héros vit normalement et se soucie peu du monde surnaturel – qui peut même aller jusqu’à le déranger – c’est de la bit-lit. Donc, l’héroïne de bit-lit a une vraie vie de fille, et non pas seulement une vie de chasseuse de vampires. On pourrait alors dire que la bit-lit touche plus particulièrement les jeunes. Finalement, retenez que tout dépend du fossé qui se creuse – ou non – entre les deux mondes.

La bit-lit est aussi facilement comparable – si ce n’est confondue – à la romance paranormale. Cela dépend du but principal du personnage principal : on a dit que dans la bit-lit, l’héroïne a une vraie vie de fille. Si son objectif, c’est l’amour, et qu’il y a un second personnage important, alors c’est une romance paranormale, mais si c’est autre chose, c’est de la bit-lit (il faut bien entendu que les autres conditions soient remplies). Cette confusion explique que certaines personnes considèrent que la romance paranormale est un sous-genre de la bit-lit, ou du moins une cousine, ce qui n’est pas faux en fin de compte.

  • LA ROMANCE.

–          La romance paranormale (paranormal romance) : l’intrigue est basée sur l’histoire d’amour de deux personnages, dont l’un est souvent un être surnaturel. Elle se termine par une « HEA » (Happily Ever After), autrement dit une fin heureuse.

A noter que la fantasy urbaine utilise la première personne du singulier, alors que la romance paranormale est écrite à la troisième personne du singulier et joue avec les points de vue des différents personnages. Enfin, la fantasy urbaine est fondamentalement de la fantasy tandis que la romance paranormale est fondamentalement de la romance, tout simplement. Si le but principal du personnage est l’amour, alors c’est une romance paranormale.

La C de la D N

  • LA CHICK-LIT.

 

 
Ce terme est apparu à la fin des années 80 et désigne un courant défini comme une vague de féminisme puisque littéralement, chick-lit signifie « littérature pour filles ». Ce sont souvent des livres écrits par des femmes et destinés à un public féminin. En général, l’intrigue principale est sentimentale, avec des touches humoristiques et désinvoltes, et termine en happy ending. Les livres sont reconnaissables à leur couverture girly.

A noter cependant que ce genre aborde de plus en plus des sujets liés à la société ou au quotidien (par exemple, la crise de la quarantaine), mais aussi les thèmes de la famille et l’amitié. Ce serait donc le restreindre que de le classer dans la romance.

Le Journal de BJ

 

–          La chick-lit paranormale : tout simplement une romance légère et pleine d’humour, dont l’héroïne girly vit dans un monde surnaturel.

 

Queen

  • LA DYSTOPIE.

 

Une dystopie – ou contre-utopie – est un récif fictif qui dépeint une société organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur. Au lieu de présenter un monde parfait, elle propose l’un des pires qui soit.

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  • LE THRILLER.

 

Ce genre, à la fois littéraire et cinématographique, provoque chez le lecteur une certaine tension, voire un sentiment de peur. Proche du film policier, il s’en distingue par l’accent posé sur le danger auquel s’expose le héros, et non sur l’enquête. Le thriller est un genre qui use abondamment du suspense et qui se subdivise en de nombreux sous-genres (qui ne seront pas tous nommés ici car c’est un genre très ouvert).

 

–          Le thriller anglais, première mouture du thriller : récits d’aventures et de poursuite, fondés sur des complots et des plans diaboliques. Donc, il y a une enquête mais aussi des frissons. S’il n’y a pas d’angoisse, ce serait uniquement un policier.

les 39 marches

 

–          Le thriller psychologique : réunit le thriller et le film psychologique. L’histoire s’appuie sur le conflit mental et émotionnel (hallucination, paranoïa, psychopathes).

Shutter

  • LA SCIENCE-FICTION.

 

Ce genre, à la fois littéraire et cinématographique, est structuré par des hypothèses sur ce que pourrait être le futur ou ce qu’aurait pu être le présent, en partant des connaissances actuelles (principalement scientifiques et technologiques) pour imaginer de nouvelles découvertes au service de la fiction. La science-fiction est un synonyme du terme « anticipation ».

A noter que la science-fiction est différente du fantastique qui s’appuie non pas sur la science mais sur la magie. Il y a une frontière entre ces deux dernières idées, l’une étant rationnelle et l’autre irrationnelle.

 

Planete

 

–          Le steampunk.

Synonyme de « rétrofuturiste », « fantasy à vapeur » ou de « technofantasy », le steampunk est une uchronie, c’est-à-dire un récit basé sur la réécriture de l’histoire, qui permet d’imaginer le monde si un événement passé avait eu une autre issue.

Initialement, ce terme désigne des œuvres se déroulant dans le cadre du XIXème siècle victorien, en particulier à Londres où s’esquissaient les prémisses de la révolution industrielle.

Le cadre chronologique est indéniablement le passé, pourtant les thèmes traités sont assez souvent modernes. Ce genre incorpore des éléments de science-fiction, mais utilise avant tout la vapeur.

Voies d'anubis

  • LES CLASSIFICATIONS.

 

–          JEUNESSE (0 à 12 ans)

Ce sont des ouvrages destinés aux bébés (0 – 1 an), aux bambins (2 – 4 ans) et aux enfants (5 – 12 ans).

Le Petit Nicolas

 

–          ADOS ET YOUNG ADULT (13 ans et plus).

Ce sont des ouvrages destinés aux adolescents (13 – 17 ans) et aux jeunes adultes (18 – 25 ans).

Le Monde de Charlie

Cet article a 26 commentaires

  1. ah merci pour cette article 🙂 très bonne explications

  2. un article bien pratique ! pas facile de se retrouver dans tous les genres

  3. Merci !
    C'est vrai que certains genres se ressemblent, c'est difficile de tout différencier…

  4. Ouah merci c’est très intéressant ça va m’être très pratique !!! En plus l’article est très bien écrit, j’adore !!!

    1. Merci 🙂
      Tant mieux si ça t’est utile ! C’est le but ! 😀

  5. Super intéressant et très bien fait ! Bravo Phebusa ! 🙂

    1. Merci 😀
      J’ai pris du temps pour l’écrire mais je suis contente du résultat.

  6. Merci Roselyne, c'est gentil <3
    Contente que ce soit intéressant pour toi 🙂

    1. Merci beaucoup ! Je le ferai dès que possible 😉

  7. J'aime beaucoup cet article, ça éclaire sur pas mal de point même si je ne suis pas toujours d'accord sur certaines choses ^^ Par exemple, pour moi mettre JDV dans la bit-lit ne me semble pas correct, car JDV est de la jeunesse, ou du YA, alors que la bit-lit est souvent plus faite pour les adultes ( Milady-Bragelonne et d'autres )

  8. Merci ^^
    Ce n'est pas évident de classer, il y a des désaccords comme je l'ai dit au début de l'article.
    A vrai dire, jeunesse et YA, ce sont des classifications et non des genres, selon moi. Mais c'est vrai que la bit-lit, c'est souvent pour les adultes… JDV est un intrus héhé 😀
    Je pense que cela vient de la tendance à mettre "bit-lit" -> "mordre" -> "vampires" alors qu'en fin de compte, il y a aussi des sorcières dans la bit-lit… Bon peut-être qu'elles sont les dents pointues après lol xD

  9. Article top top ! Par contre, dis moi, parfois je confonds la dystopie et la science-fiction qui je trouve se recoupe souvent, saurais-tu me dire quand on peut parler de dystopies et quand on peut parler de science fiction où des deux à la fois !
    J’ai lu Birthmarked par exemple qui semblerait est catégorisé comme une dystopie mais présente des traits de la science-fiction.

    Merci de ta réponse 😉

    1. Question très intéressante mais néanmoins complexe.
      La dystopie est un sous-genre de la science-fiction, on les confond souvent car les distinctions ne sont pas nettes.
      Pour répondre à ta question (mais cela ne tient qu’à moi), je dirai que la dystopie s’intéresse aux CONSEQUENCES néfastes d’une idéologie ou d’une technologie (donc une anticipation contre-utopique) alors que la science-fiction se propose simplement d’explorer ce qui serait possible en matières scientifiques.
      Ainsi, de la science-fiction peut déboucher sur une dystopie…

    2. Merci de ta réponse ! Je vois ce que tu veux dire et dit comme cela alors je pense pareil que toi du coup! Bon je ne me tenterai pas à dire de moi-même quel genre sera un livre haha ;D

  10. Merci pour cet article. Il est très clair et m’aide dans ma recherche à propos de “thriller psychologique”.

    1. Avec plaisir ! 🙂

  11. Merci pour ce super article qui m’a bien aidé! Je me suis permise de reprendre quelques unes de tes définitions pour l’un de mes articles à venir mais je t’ai bien entendu cité et mis un lien vers ton blog dans mes sources. Bonne continuation!

    1. Avec plaisir !
      C’est un article assez ancien mais il sert toujours 😛
      A bientôt.

  12. Bonjour, je viens de lire ton article et chapeau pour ton travail. Toutefois il y a une petite chose qui me chagrine. C’est ta façon de décrire le bitlit et le différencie de l’urban fantasy. En effet tu dis que pour la bitlit l’heroine connaît le monde surnaturel mais n’en a que faire hors les éditions milady qui sont les rois de la bitlit classe Anita Blake la meute du phénix la confrérie de la dague noire ect en bitlit hors les humaines de tous ces livres ont une relations intimes avec des surnat et s’impregne Complètement de l’univers surnat de ce fait je pense que la vrai différence entre l’urban Fantasy et la bitlit est si l’heroine A une relation amoureuse avec un surnaturel c’est de à bitlit, mais si elle vit parmi eux même travaille parmi ect mais pas de romance alors c’est de l’urban Fantasy

    1. Merci beaucoup pour ton commentaire Aurore. Cet article date maintenant de 6 ans et je pense en effet qu’il y a des modifications à faire. Je n’avais pas encore assez de connaissances sur les genres au moment de sa rédaction (et j’ai encore beaucoup à apprendre !). J’essayerai d’en proposer une nouvelle version en tenant compte des précieux ajouts qui m’ont été faits.
      Pour en venir plus précisément à ton propos, je n’ai jamais été une grande fan de bit-lit… Penses-tu que Rebecca Kean soit à classer parmi la bit-lit puisqu’elle a des relations avec les surnaturels ? Il me semble pourtant que l’auteure classe ses romans dans l’urban fantasy… Hum, ça devient compliqué, cette affaire ! Je me souviens justement avoir galéré et choisi de mettre la BL en sous-genre de l’UF.
      De toute façon, il est difficile de classer les genres. Ce ne sont que des étiquettes qui ne sont pas tout le temps véridiques…

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