Phebusa

Phebusa, à la fois Sims, Serpentard, Cyborg & Maman à temps plein.
Sur mon blog, je partage mes chroniques.
Entre deux biberons et des corrections de copies, je vous embarque dans mon univers littéraire, avec un petit faible pour tout ce qui est SFFF !

Bienvenue au motel des pins perdus

Titre : Bienvenue au motel des pins perdus (VO : En dag ska jag lämna allt det här).

Date de parution : Février 2019.

Auteure : Katarina Bivald.

Editeur : Denoël.

Pages : 528.

Il y a une minute, Henny Broek traversait la rue, maintenant elle est plantée sur le trottoir et regarde son cadavre. Elle est donc décédée dans un accident de la route et devrait rejoindre le royaume des morts. Mais elle a passé toute sa vie dans la même petite ville, elle a toujours travaillé dans le même motel décati et elle ne compte pas leur dire adieu de sitôt. Alors qu’elle regarde ses amis et ses proches réunis pour son enterrement, Henny est confrontée à un nouveau défi : les aider à retrouver leur joie de vivre, malgré leur apparente détermination à rester isolés et malheureux. Henny décide de raviver les vieilles amitiés et de réunir les anciens amants. Pendant ce temps, son cher Motel des Pins perdus reprend vie lui aussi et se peuple d’étrangers pas forcément bienvenus. Les habitants de la ville ne sont pas ravis du changement et la tension monte entre le personnel du motel, les clients et les riverains. Est-ce que Henny aide vraiment ses amis et sa ville en restant parmi eux ? Le bonheur se révèle bien vite plus compliqué qu’elle ne pensait, mais pour elle, tant qu’il y a de l’amour, il y a de l’espoir.

bonne lecture
Une bonne lecture

Tout d’abord, je remercie les éditions Denoël pour ce beau pavé de littérature contemporaine. Je connaissais le nom de cette auteure suédoise qui a aussi écrit La Bibliothèque des cœurs cabossés. Le résumé m’a paru original car la protagoniste meurt dès le premier chapitre, d’où l’idée de départ dans le titre en VO que Google m’a gentiment traduit : « Un jour je laisserai tout ça ».

J’ai donc suivi les pensées d’un fantôme qui observe les habitants d’une petite ville américaine. C’est une narration particulière car Henny est incapable d’interagir avec les personnages, notamment avec sa famille qui apprend sa mort. Cela donne une note mélancolique au récit. Je me suis demandée si j’aimerais vraiment rester coincée comme elle sur Terre le jour de ma mort.

Comme l’on s’y attend, c’est une histoire qui propose des réflexions sur le sens de la vie. Tous les habitants sont passés au peigne fin, ce qui permet d’aborder le sujet des valeurs et des différences. On y découvre les thèmes de l’amitié et de l’amour, mais également de la religion et de l’homosexualité.

En bref, j’ai apprécié l’atmosphère particulière de ce roman, en compagnie d’un narrateur-fantôme. C’est un livre contemporain qui propose différentes tranches de vie et qui ne manque pas de toucher le lecteur.

Phebusa


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