Date de parution : 15 mai 2014 (VF).
Auteure : Ava Dellaira.
Editeur : Hot Key Books (VO) / Michel Lafon (VF).
Pages : 319.

J’ai choisi de lire ce livre car le concept d’écrire des lettres à des personnes disparues me semblait original. En fin de compte, j’ai apprécié ce roman épistolaire. Mais attention, ce n’est pas un roman d’aventures où il y a un récit linéaire, agrémenté d’une intrigue et d’actions.
Les lettres sont adressées à divers artistes, morts relativement jeunes, comme la sœur de l’héroïne, May. Ils font partie du club des 27, nom donné au groupe d’artistes du rock et du blues morts à l’âge de 27 ans. Des titres de chansons sont régulièrement cités, ce qui m’a permis de faire des découvertes musicales.
Ainsi, avec Kurt Cobain, Amy Winehouse, Jim Morrison, Janis Joplin, et bien d’autres, l’héroïne nous partage des moments de son existence. En effet, chaque lettre correspond à une anecdote de la vie de Laurel. Donc, la dimension psychologique est importante.
Nous avons à faire un récit décousu, loin d’être linéaire. Il n’est pas évident de voir où veut en venir l’héroïne. Souvent, Laurel reprend un élément de la vie d’un artiste pour ensuite s’en servir pour sa propre histoire. Par exemple, lorsqu’elle s’adresse à Kurt Cobain en lui reprochant d’être parti en laissant derrière lui sa fille, elle évoque son sentiment d’abandon vis-à-vis de sa sœur.
C’est donc un roman qui pose des questions existentielles, libérant les émotions et les angoisses d’une jeune fille mal dans sa peau qui cherche à se faire des amis. Cela nous conduit à passer par des sujets liés à l’adolescence : l’alcool, la drogue, l’amitié, l’amour, etc. Il n’y a rien d’original dans le contenu. C’est la forme, à savoir la façon de formuler les réflexions philosophiques et les métaphores poétiques, qui m’a touchée.
Phebusa
– Le site de l’auteure par ici.
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