Phebusa
28 Mai 2013

La petite marchande de rêves img

Auteur : Maxence Fermine.

Editeur : Michel Lafon.

Date de parution : octobre 2012.

Pages : 176.

Quatrième de couverture :

Entrez au Royaume des Ombres et choisissez votre rêve…
Le jour de ses onze ans, Malo tombe dans la Seine. Aspiré dans un toboggan, quand il ouvre les yeux, il découvre un monde en noir et blanc, éclairé par une lune en diamants. Il vient de pénétrer au Royaume des Ombres, un lieu magique où les habitants sont aussi étranges que fascinants : Arthur, l’arbre qui ne cesse d’éternuer ; Mercator, le chat si bavard vieux de 213 ans ; Lili, la petite marchande de rêves au regard d’or qui capture les songes… Mais aussi des spectres inquiétants et un dangereux alchimiste qui lui jette un terrible sort.
Pour briser le maléfice, Malo a un énorme défi à relever.
Et une nuit…

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Coup de coeur

 

« Entrez au royaume des ombres et choisissez votre rêve… »

Je remercie tout d’abord les éditions Michel Lafon pour m’avoir permis de lire ce livre. J’ai été agréablement surprise de voir qu’il était illustré d’une dizaine de dessins – tous aussi beaux que les autres – réalisés par des enfants dont les noms sont cités au début de l’ouvrage. La couverture elle-même est magnifique et évoque déjà les couleurs dominantes de l’histoire : le blanc et le noir qui sont les seules couleurs du Royaume des Ombres. Heureusement que la petite marchande de rêves, nommée Lili, est présente pour redonner des couleurs à ce monde.

Je suis entrée rapidement dans l’histoire et le rêve du personnage principal, Malo, a été un agréable voyage. J’ai découvert un monde onirique, plein d’optimisme et de fantaisie, au cours duquel Lili et Malo mènent une quête qui leur permet de faire diverses rencontres.

Une palette de personnages originaux est présentée. Celui qui m’a le plus marquée est sans aucun doute le sorcier nommé Septimus qui possède un langage particulier. Par exemple : « Surtout la plus arquebusière d’entre toutes, une pachatte nommée Chouine-Gomme qui me colle aux babouches à longueur de journée, qui rompiche sur mes cagneux et se fait un malin plaisir à faire scrounch-scrounch sur mon herbier, comme s’il s’agissait d’un vulgaire racle-panards ! ». Il y a d’ailleurs une petite surprise qui concerne ce personnage à la fin du livre, mais je n’en dirai pas plus pour garder un peu de… magie. J’ai aussi apprécié le clochard céleste qui, en plus d’avoir des pensées existentielles et philosophiques intéressantes, prend des bains de lune !

Ce fût aussi l’occasion de faire une petite promenade dans Paris, plus particulièrement au début de l’histoire lorsque Malo est dans le monde réel, mais aussi au sein même du Royaume des Ombres puisqu’il y existe aussi une tour Eiffel. Cependant, celle-ci est différente de la « vraie » mais je pense que les enfants n’auront rien à en redire car elle leur plaira certainement… Je laisse planer le mystère.

J’ai lu que certains lecteurs reprochaient la chute rapide de l’histoire, mais j’ai trouvé cela normal puisque c’est représentatif des caractéristiques mêmes d’un rêve : qui n’a pas regretté que son rêve se termine soudainement ?

J’ai adoré ce premier tome qui est à la fois étonnant et fascinant : il s’agit même un coup de cœur ! L’écriture de Maxence Fermine est certes plus poétique dans Neige. Mais au fond, cette écriture simple est attendue puisque ce conte est destiné aux enfants de 9 à 12 ans. Donc pour qu’un adulte apprécie ce livre, il faut qu’il ait encore une lueur de jeunesse en lui et qu’il ait l’âme rêveuse :-)

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Citations :

«  Lorsqu’on disparaît pour la première fois, on fait un rêve.

La deuxième fois, on ne rêve plus.

La troisième fois, on ne vit plus que dans les rêves des gens qu’on a connus. »

– – – –

«  – […] Mais comment peut-on enfermer des rêves dans des boîtes aussi minuscules ?

Lili, comprenant qu’elle ne se débarrasserait pas aussi facilement de lui, se lança dans une grande explication :

– C’est très simple. Lorsque les gens meurent, leurs rêves s’envolent dans le ciel comme des lucioles. C’est alors que j’interviens. Munie d’un filet à papillons, je déambule dans les cimetières à la recherche des rêves des défunts. Puis, quand je les ai attrapés, je les enferme dans de petites boîtes en fer afin qu’ils ne s’échappent plus. Ensuite, il suffit d’ouvrir la boîte pour que le rêve s’envole vers l’âme la plus proche et la rende belle. »

6-coup-de-coeur

Phebusa

 

– Retrouvez l’avis de Regina-Falange ICI

 

Alors, avez-vous envie de lire ce livre ?

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14 Commentaires

  1. Elodie Rossi

    ça marche, j'ai envie de le lire ! en même temps il me tentait déjà alors tu ne fais que confirmer ça ! crois tu que j'ai toujours l'âme d'enfant? :p mouhaha une très belle chronique en tout cas, qui donne du baume au coeur (et j'en avais bien besoin donc merci)

  2. Céline Barbosa

    En effet cela donne envie de le lire et il a l'air de nous faire rêver dans tous les sens du terme! Je pense que je me laisserai tenté mais pas tout de suite en tout cas je le note dans ma wish list :)

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