Phebusa
08 Déc 2017

Titre : Les Griffes et les crocs.

Date de parution : Septembre 2017.

Auteure : Jo Walton.

Editeur : Denoël.

Pages : 416.

Bon Agornin a eu une longue et belle vie, mais sa fin est proche, il le sent. Étendu près de son trésor, il attend la mort. Toute sa famille est réunie pour vivre avec lui ses derniers instants : ses deux fils et ses trois filles, ainsi que son gendre, l’Illustre Daverak qui héritera de son domaine.

Bon Agornin tient absolument à se confesser à son fils aîné, il veut partir absous de ses péchés, d’autant que ceux-ci sont immenses : afin de pouvoir devenir un dragon de soixante-dix pieds de long, capable de voler et de cracher du feu, il a dévoré son frère et sa sœur – les carcasses de bœuf ne suffisent pas pour mener à bien une telle entreprise…

«Je n’ai pas eu le choix», se justifie-t-il, dans son dernier souffle. Avant d’être dévoré à son tour par ses héritiers, comme le veut la tradition chez les dragons.

Hommage aux romans victoriens d’Anthony Trollope, délicieuse chronique d’une société de cannibales à écailles, Les Griffes et les Crocs a reçu le World Fantasy Award. Vous n’avez jamais lu un «roman de dragons» comme celui-ci.

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Une lecture mitigée
Tout d’abord, je remercie les éditions Denoël pour m’avoir envoyé ce roman de fantasy qui possède une magnifique couverture. J’apprécie découvrir la collection Lunes d’encre qui propose de la science-fiction et de la fantasy. Avec Les Griffes et les crocs, j’ai découvert un univers de dragons dans lequel j’ai eu un peu de mal à rentrer, mais le concept vaut tout de même le détour !

De fait, au début du roman, j’ai été surprise de constater que les protagonistes, qui sont des dragons, agissent comme des humains lambda. Ils ont des métiers, l’un d’eux est même prêtre ! Il est également déroutant de constater l’une de leur tradition familiale qui est de dévorer son ancêtre. On plonge dans la fantasy mais aussi en quelque sorte dans le ton horrifique…

Ces personnages vont être confrontés à un problème d’héritage mais aussi à des tourments amoureux. Je ne m’attendais pas à un roman qui n’est pas sans rappeler ceux de Jane Austen. En effet, le contexte est inspiré de l’époque victorienne et la dénonciation de la condition de la femme est très présente. Nos chères dragonnes, dont la naïveté m’a parfois agacée, se préoccupent par exemple de leur dote et de leur mariage.

En bref, c’est une lecture en demi-teinte pour ce roman original que je ne recommande pas à n’importe quel public. Il faut adhérer au concept d’une société de dragons vivant à l’ère victorienne. Cela peut surprendre mais cet univers nous fait vivre plusieurs intrigues et a tout de même des choses à nous apprendre.

Phebusa

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